Dan Tepfer
 
Dan Tepfer est un pianiste et compositeur basé à New York. Il est déjà l'un des musiciens de jazz les plus remarquables sur la scène internationale - salué comme "brilliant" par le Boston Globe, "remarkable" par le Washington Post, un "player of exceptional poise" par le New York Times, "une voix singulière" par Libération. "Tepfer eschews jarring dissonances, gratuitous clusters or poundings", s’enthousiaste Down Beat magazine. "He has the ability to disappear into the music as he’s making it."
A 29 ans, Dan a développé un don rare en improvisation et une approche complexe et pourtant profondément mélodique de la musique. Il a joué dans le monde entier dans des contextes allant du piano solo au grand orchestre, en explorant une grande variété d'idiomes, mais toujours au service d'une esthétique personnelle, et une identité artistique unifiée.  Il montre son talent sur les disques solo "Twelve Improvisations In Twelve Keys" (2009) et "Goldberg Variations/Variations" (2011), ainsi que les séances en trio de "Before the Storm" (2005), "Oxygène" (2007) et "Five Pedals Deep", son dernier disque en trio sorti chez Sunnyside en 2010 avec le bassiste Thomas Morgan et le batteur Ted Poor. L’album "lays out something like a personal manifesto", écrit le New York times. "Tepfer unfurls his lyricism in great silvery arcs, with no allowance for awkwardness".
Dan a également eu le privilège extraordinaire d'être soutenu par le légendaire saxophoniste alto Lee Konitz. Un disque témoigne de cette rencontre entre les 2 musiciens, "Duos with Lee", paru chez Sunnyside en 2009 - "a benchmark of human potential" – JazzInsideNY.  Ils se sont produits ensemble au Village Vanguard, et dans de nombreux autres lieux mythiques dédiés au jazz. Qu’ils improvisent librement, en explorant les compositions de Dan ou en reprenant quelques standards du Songbook, le duo Tepfer-Konitz arrive à un niveau rarement atteint et incarne totalement la notion d’échange intergénérationnel. De plus, Dan a eu l'honneur de jouer avec Steve Lacy, Paul Motian, Bob Brookmeyer, Joe Lovano, Ralph Towner, Mark Turner, Billy Hart, Tomasz Stanko et d'autres musiciens innovateurs.
Né à Paris en 1982 dans une famille américaine, Dan Tepfer commence ses études de piano classique au Conservatoire Paul Dukas à l'âge de six ans et très vite se met à improviser. Il étudie avec Martial Solal, Kenny Werner, Fred Hersch, Danilo Perez, Bob Brookmeyer et Bernard Maury. Il obtient un bachelor's en astrophysique avec mention de l'université d'Edimbourg (Ecosse), où il se produit régulièrement (en particulier avec le quartet hard-bop New Blue) et dirige plusieurs opéras. Diplômé en 2005 du Conservatoire de Boston en Nouvelle-Angleterre, où il a obtient sa maîtrise sous la direction de Danilo Perez, Dan déménage à New York et devient rapidement un pianiste, compositeur demandé.
Parmi les prix et récompenses que Dan a pu remporter au début de sa carrière, il a remporté le 1er prix et le prix du public au Concours International de Jazz de Montreux. Il a remporté également le 1er prix au East Coast Jazz Festival Competition toujours en 2006. En 2007, Il obtient le 1er prix au concours Competition of the American Pianists Association.
Dan a également été nommé comme "Envoyé culturelles du Département d'Etat américain", avec des voyages récents en Azerbaïdjan, en Géorgie et en République tchèque. Il a enseigné et dirigé des master classes à la Royal Academy of Music (Londres), à l'Institut des Arts de Séoul (Corée du Sud), au Conservatoire Chopin (Varsovie) et bien d’autres. On lui a récemment commandé un concerto pour orchestre symphonique à vent et piano improvisation par l'Orchestre de la Garde du Château de Prague, intitulé "The View From Orohena", dont la première au eu lieu au Château de Prague le 4 mai 2010.
Le 8 Novembre 2011, Dan a donc publié son dernier album solo sur Sunnyside / Naïve intitulé "Variations Goldberg / Variations". Dans ce nouveau travail, il effectue des variations originales de Bach comme écrit tout en ajoutant ses propres variations improvisées entre chaque, générant ainsi un dialogue avec le vieux maître. Commentaire contemporain sur un chef-d'œuvre vénéré, le projet affirme la pérennité et la continuité de l'expression musicale de l’artiste. Il est encensé par la critique : "Dan Tepfer fait rejaillir le swing naturel des notes de Bach" (Télérama). L’album est "Choc Jazz Magazine".