| |
Dans son nouvel album en trio "Five Pedals Deep", le très inventif Dan Tepfer agrémente les harmonies conventionnelles d'influences pop, de minimalisme et de jazz traditionnel. Agé de 28 ans, le pianiste résidant à Brooklyn s'est forgé un riche répertoire de compositions lyriques et très accessibles. Pour autant, celles-ci révèlent leur richesse et leur complexité après plusieurs écoutes. Au-delà de l'éclectisme des influences (du groupe de rock avant-gardiste Dirty Projectors au chantre de l'electro Alphex Twin), Tepfer tire son inspiration de la musique de Thelonius Monk. "Lorsqu'on écoute la musique de Monk, on peut tomber sous son charme, sans avoir nécessairement besoin d'être un fan érudit de jazz", dit Tepfer. "La raison tient au fait que les mélodies sont extrêmement fortes, et qu'il y a une véritable cohérence de son. Cela groove, et il y a un fort sentiment d'amusement qui émance de cette musique. Je pense que, de bien des façons, je tente de donner une version contemporaine de toutes ces qualités".
L'album tire son titre d'une anecdote que Tepfer a vécue avec son cousin. "Une pédale est une note de basse tenue tout au long d'une progression harmonique, et qui convient aux différents accords. C'est l'un de mes motifs musicaux préférés".
Tepfer s'est adjoint les services de deux éminents musiciens avec lesquels il propose un échange musical très poussé : le bassiste Thomas Morgan et le batteur Ted Poor. Un nouveau départ, après sa collaboration de longue date avec le bassiste Jorge Roeder et le batteur Richie Barshay, avec lesquels il a tourné en trio durant 6 ans. "C'est comme si vous aviez été marié pendant longtemps", dit Tepfer. "Vous connaissez l'autre tellement bien que, même dans des situations de totale improvisation, vous pouvez toujours prévoir comment il va réagir. Avec Thomas et Ted, il n'y avait rien de tout cela. Je n'avais aucune idée de leurs habitudes de jeu". Le "son de la surprise" est évident à l'écoute de l'album, les musiciens ne tombant jamais dans la facilité du réflexe musical au fil des compositions de Tepfer (la plupart écrites au cours des deux années précédent l'enregistrement de l'album). Et celles-ci sont très variées, de l'ostinato minimaliste de "All i heard Was Nothing" à la densité rythmique, inspirée par la drum'n'bass, de "Peal, Repeal", en passant par la dissonnante beauté de "The Distance". Tepfer développe également une certaine nostalgie dans le morceau "Le Plat Pays", composé à l'origine par Jacques Brel en hommage à son pays d'origine. "Lorsque je vivais à Paris, ma première petite amie était une vraie fan de Jacques Brel. Je me rappelle avoir appris les paroles, et avoir été particulièrement captivé par ce morceau. Il y a tellement de significations différentes dans cette apparent simplicité". Dans sa version solo de "Body And Soul", Tepfer rend un hommage subtil à son mentor Lee Konitz. "Personne ne joue 'Body And Soul' comme lui". En 2009, il fait paraitre un album de duos avec Lee Konitz intitulé "Duos With Lee". "L'une des choses que j'ai vraiment apprises ces dernières années en jouant régulièrement avec Lee, est l'intégrité de la mélodie. Je me sens réellement mal si un motif mélodique ne trouve pas de résolution".
Né de parents américains, Tepfer passe les 18 premières années de sa vie à Paris, où il étudie le piano classique au Conservatoire Paul Dukas à partir de 6 ans. Il révèle très tôt son sens inné de l'improvisation, sans doute hérité de son grand-père, le pianiste de jazz West Coast Chick Ruff. Mais ses capacités intellectuelles lui ouvrent les portes de bien d'autres domaines. Tepfer obtient un bachelor en astrophysique à l'Université d'Edimbourg, où il écrit sa thèse. Durant ce séjour en Ecosse, il joue également au Edinburgh Jazz Festival et au International Fringe Festival, où il dirige même un orchestre interprétant l'oeuvre de Gian Carlo Menotti, "The Telephone". Puis Tepfer obtient un master du new England Conservatory à Boston, et joue aux côté de légendaires musiciens de jazz, tels que Steve Lacy, Paul Motian, Ralph Towner et Billy Hart, parmi bien d'autres. Même si cette passion pour l'astrophysique est passée au second plan désormais derrière la musique, elle continue d'influencer sa vision du monde. "Je pense que le ton de ma musique reflète qui je suis. Et je suis quelqu'un qui est fasciné par l'immensité de l'univers", dit Tepfer. "J'aime imaginer que je me vois sur Terre depuis un point très éloigné, et je suis sûr que c'est ce qui ressort, d'une manière ou d'une autre, de ma musique."
| DISCOGRAPHIE |
| |
|
| Five Pedals Deep |
| Sunnyside Records |
| 2010 |
|
|
| Before The Storm |
| Diz |
| 2005 |
|
|
| PRESSE |
| |
|
New York Times "Brilliant... A sharp young talent, rugged and emphatic... A young pianist of exceptional poise who is drawn to the deeper currents of melody." » Visiter la page de l'article
Downbeat"Four stars... Mr. Tepfer has the ability to disappear into the music as he's making it." » Visiter la page de l'article
Washington Post"A remarkable musician." » Visiter la page de l'article
Time Out NY"A formidable and flamboyant pianist who combines rhythmic incisiveness with a penchant for the baroque flourish… An exceptional young player who has made an indelible impact on the scene." » Visiter la page de l'article
Boston Globe"A brilliant young pianist." » Visiter la page de l'article
Jazz Magazine Jazzman"Un musicien avec un touché précis et élégant, Dan Tepfer est doué d'un sens accru pour la forme et une confiance extraordinaire dans ses angles d'attaque." » Visiter la page de l'article
Le Monde"Dan Tepfer, 28 ans, né à Paris et vivant à New York, a obtenu des éloges sur la scène américaine. Il est un pianiste à découvrir absolument." » Visiter la page de l'article
Time Out London"New York-based pianist Tepfer is among the most accomplished and imaginative of the new wave of players emerging across the pond. He specializes in a rippling, lyrical style that builds complex melodic layers of ideas… A piano star." » Visiter la page de l'article
|
|
|
|
| |
|
|